antoine lecouteux
C’est à l’âge de 18 ans qu’Antoine abandonne le circuit d’études dites classiques à l’université, pour intégrer le Conservatoire National de Région de Rouen. Il le quittera après l’obtention de ses diplômes d’études chorégraphiques en danse jazz et classique en 2009 pour rejoindre la formation supérieure d’Artiste Chorégraphe Interprète du Centre Chorégraphique James Carlès à Toulouse.
Antoine chorégraphie et danse pour des projets aussi divers qu’éclectiques (du cirque théâtre aux défilés de salons internationaux en passant par la réalisation de clips pour applications mobiles ou encore le cabaret). Il intègre notamment en 2011 pour un projet de deux ans, la Compagnie James Carlès Danse & Co et danse ponctuellement pour des opéras sous la direction de metteurs en scène et chorégraphes de renoms.
C’est à partir de 2013 et après plusieurs aller-retours à Tel-Aviv, pour travailler avec des acteurs de la danse en Israël (entre autre : Ohad Naharin – Directeur artistique de la Batsheva Dance Cie, Barak Marshall – Directeur artistique de la compagnie éponyme, résidente du Théâtre Inbal à Tel-Aviv, …) qu’Antoine a complètement repensé ses notions du mouvement et de la danse en général. Une interrogation qui l’a mené à s’inscrire désormais dans une démarche où les notions « d’improvisation », « d ‘individus », « d’expérience » et de « plaisir » ont pris un sens nouveau, et deviennent désormais prépondérantes pour amener des états de corps qui visent à structurer le mouvement conventionnel.
Ces clefs l’emmènent tout naturellement vers la transmission et la pédagogie. Suite logique d’une réflexion dans laquelle il cherche à pouvoir lier et créer un voyage entre sa formation traditionnelle en France et son expérience du « langage du mouvement gaga » impulsé par Ohad Naharin avec qui il a travaillé et échangé. Antoine passe donc, avec succès, son Diplôme d’Etat de Professeur de Danse Contemporaine en 2016, profitant de cette année de formation pour rédiger un mémoire sur le sujet. Comment créer un rapport au corps et au mouvement qui utiliserait à la fois les notions de construction et de structuration corporelle des classes de danse dispensées en France mais également y connecter toute la recherche de sensations et de conscience du mouvement qui est développé dans le « Gaga » ?
Son objectif pédagogique est donc d’utiliser ces notions dans sa classe, de les connecter au travail technique d’une part mais également au travail d’interprétation qui lui est à son sens indissociable. Construire un corps dans la danse se fait à la fois par l’entrée purement physique et structurelle dite technique mais également par l’entrée de l’imagination et de la sensation dite interprétation. Antoine cherche à plonger ses élèves dans l’imaginaire sensitif et transmettre la danse autour de trois grands principes :
– Le pouvoir de l’imagination : les images données et comment le danseur s’en empare avec son corps, sa danse, son groove…
– La passion de bouger : reconnecter la danse au plaisir que cela procure au danseur, le jeu du danseur avec son corps, avec l’espace, avec ses propres limites qu’il repousse toujours plus.
– Les compétences que vous y apportez : chaque personne à son propre bagage corporel qui enrichit la danse. Un cours est un échange permanent entre chacun de ses protagonistes.
C’est à l’aide de ces notions que l’élève danseur peut aller lui-même chercher le sens du mouvement, le comprendre et jouer avec. Amener l’élève à comprendre et interpréter les fondamentaux de la technique avant de les relier aux formes plus académiques de celle-ci. D’où l’intérêt de ménager un espace d’improvisation et d’expérimentation au sein de la classe de danse.
« Beaucoup de mots pour expliquer peu de choses… Pour les rendre cohérents le plus simple est de danser ensemble. »