SAMUEL MATHIEU

Samuel Mathieu fonde sa compagnie en 2001 et l’implante à Toulouse. Il crée en février 2001 la DansOthèque, puis en avril 2002, Dépression dans la cuisine, un trio de danse-théâtre au féminin, à la coloration expressionniste (coproduction le Vivat d’Armentières, partenariat avec le Centre national de la Danse à Paris). En 2004, dans un solo interprété par lui-même, est-ce.o.elle.o.solo, Samuel Mathieu explore les voies d’une introspection biaisée par les possibilités de démultiplication du corps et de la danse que lui offre l’outil vidéo (en partenariat avec le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse/Midi-Pyrénées). Us-Band, création 2005, un quatuor d’hommes oscillant du rire à l’inquiétude, s’appuie sur les fortes personnalités des quatre interprètes masculins, rassemblés autour du projet de la compagnie pour interroger la mise en crise de l’« éternel masculin ». En 2006 et 2007 Samuel Mathieu reçoit le soutien sur deux ans du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse/Midi-Pyrénées et du Théâtre de la Digue à Toulouse. Cet accompagnement lui donne l’opportunité de développer un projet de création en deux temps : tout au long de l’année 2006, Samuel Mathieu crée quatre duos indépendants, quatre portraits de couples dont les figures lui permettent également de questionner la mise en scène du corps et de la psychologie humaine. En 2007, il retravaille les matériaux mis au jour dans ces duos dans une pièce chorale pour six interprètes, Go On, dans laquelle espère-t-il, « le deux aura disparu ». En 2008, il répond à l’invitation de la directrice artistique du Théâtre Vorpommern en Allemagne pour chorégraphier Nord-Reich-Nord, pièce pour 7 danseurs du ballet. La Fondation d’Entreprise du Groupe Cahors lui propose ensuite une carte blanche qui lui permet de créer Yan, une pièce pour 6 danseurs, 7 musiciens et 2 calligraphes, fruit de la rencontre entre des artistes français et chinois.